Comment commencer sur le bon pied aux Royaumes Renaissants de la Franche-Comté
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 Un peut d'histoire médiévale 1 de 2

Aller en bas 
AuteurMessage
Vlad Darksun

Vlad Darksun

Nombre de messages : 31
Age : 45
Localisation : Là où le Créateur a besoin de mes services
Date d'inscription : 15/03/2008

Feuille de personnage
Village:
Niveau:
Métier:

Un peut d'histoire médiévale 1 de 2 Empty
MessageSujet: Un peut d'histoire médiévale 1 de 2   Un peut d'histoire médiévale 1 de 2 Icon_minitimeDim 16 Mar - 5:24

Féodalité :
La période de la féodalité couvre du IXe au XIIIe siècle. C'est une organisation hiérarchique de la noblesse liant les membres entre eux. Le régime féodal est fait pour se protéger des envahisseurs, des guerres. Chaque seigneur s'engageait envers un seigneur plus puissant: il devenait son vassal. Le pouvoir d'un seigneur se mesurait au nombre de ses vassaux. Chaque vassal, en échange de leur loyauté, recevait un fief, un territoire. Tous les seigneurs sont des vassaux mais tous les vassaux ne sont pas des seigneurs.

Vassalité :
La vassalité existait déjà pendant le haut Moyen Âge. Le système évolue en relations féodo-vassaliques au cours du XIe siècle.

La cérémonie suit des règles très précises. Le vassal avance devant son futur seigneur la tête nue en signe de respect. Il s'agenouille, devant lui, pour lui exprimer son humilité, les mains jointes. Le seigneur les prend entre les siennes et le relève.

Le jeune vassal reçoit un fief (le plus souvent une terre qui appartient au seigneur ou un droit de prélever des taxes sur un pont par exemple) et, en échange, il jure sur les saintes écritures, ou sur une relique, sa fidélité au seigneur.

Le château fort, cadre de la vie aristocratique et lieu de sociabilité :

Chapelle:
La chapelle du château est souvent le lieu de culte le plus vivant du village. Un clerc souvent lettré lui est associé. La famille du seigneur y assiste aux différentes messes et cérémonies religieuses. Sa décoration est le moyen pour le seigneur de démontrer sa foi et d'honorer ses ancêtres.

Centre de la seigneurie banale => justice;
Centre de la seigneurie féodale => cour, justice féodale, cérémonies (adoubement, hommage), fêtes et banquets;
Centre de la seigneurie foncière => lieu où arrivent les redevances

Adoubement:
L’adoubement était une cérémonie officielle à laquelle de nombreux nobles assistaient et qui consistait à consacrer un homme comme chevalier du roi.

Tout homme de bonne naissance, autrement dit riche et descendant de suzerains, après avoir été page puis écuyer pouvait devenir chevalier. Pour ce faire, le père de l'enfant le confiait à une personne de confiance, un ami, ou un membre de sa famille qui devenait son parrain dès que l'enfant avait atteint l'âge de sept ans. Il fallait que le père ait une confiance absolue en cette personne, le parrain, pour lui confier son enfant, car celui-ci devrait passer ses plus jeunes années sous sa garde et être élevé par lui. De plus, il n'était pas rare qu'un parrain mente à son protégé sur les intentions et la personne de son père, ce qui entraînait bon nombre de trahisons et de guerres d'honneur quand l'enfant ne revenait pas se faire adouber au château familial pour y servir son père jusqu'à sa mort et en attendant de prendre sa place ; mais préférait faire allégeance à son parrain et ainsi devenir son chevalier. Les rois qui n'avaient pas d'héritier et n'étaient pas trop intransigeants envers la morale pratiquaient souvent ce genre de supercherie et désignaient ensuite le jeune chevalier comme leur successeur et héritier.

Dans le château de son parrain, le jeune homme suivait une formation de page

Page (serviteur):
Était un jeune noble attaché au service d'un roi, d'une reine, d'un prince, etc.

Au Moyen Âge, un page était l'intendant d'un chevalier, un apprenti écuyer. Un jeune homme servait comme page durant sept années, dès l'âge de sept ans. A quatorze ans, il pouvait devenir écuyer et à vingt-et-un pouvait devenir lui-même chevalier. Des pages servaient aussi dans les châteaux et les grandes maisons allant chercher ce qu'on leur demandait ou portant des messages pour les aristocrates et la famille Royale. Ces garçons étaient le plus souvent les descendants de grandes familles qui apprenaient ainsi les règles de la cour et établissaient des contacts pour leur vie d'adulte.

Écuyer:
L'écuyer, est, à l'origine, un gentilhomme qui accompagnait un chevalier et portait son écu. De là, écuyer a été employé comme titre pour un jeune homme qui se prépare à devenir chevalier. Le terme est ensuite devenu, à l'époque moderne, un rang détenu par tous les nobles non titrés (abréviation : Ec.). Un écuyer a droit au prédicat "Messire" à la place de "Monsieur" ("Dame" au lieu de "Madame").

Écuyers au temps des chevaliers:
Les chevaliers, à l'époque des tournois, devaient présenter leurs armes afin de s'identifier. Ils étaient assistés en cela par leur écuyer, jeune homme chargé de tenir leur écu armorié. En général, l'écuyer s'occupait également de l'équipement du chevalier et de son cheval, et il apprenait le métier de chevalier ; ceci explique les sens dérivés d'écuyer comme apprenti chevalier.

Lorsque des figures distinctives ornent l’écu, l’écuyer qui porte l’écu peut représenter le chevalier, même en son absence. L'écuyer qui porte l'écu sur sa poitrine est d'ailleurs sans doute à l'origine des tenants, dans les ornements extérieurs des armoiries, puisque les cinq régions principales de l'écu (chef, cœur, flancs dextre et sénestre, pointe) renvoient justement aux parties du corps de celui-ci. Comme l’écuyer est vu de face, « dextre » et « sénestre » sont inversés en héraldique par rapport à leur signification primitive : la dextre de l’écuyer est à la gauche de l’observateur, et inversement.

L’héraldique:
L’héraldique est la science du blason, c'est-à-dire l'étude des armoiries (ou armes). C'est aussi un champ d'expression artistique, un élément du droit médiéval et du droit d'ancien régime.

L'héraldique s'est développée au Moyen Âge dans toute l'Europe comme un système cohérent d'identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l'identification passaient rarement par l'écrit.

Apparue au XIIe siècle au sein des membres de l'aristocratie, elle s'est rapidement diffusée dans l'ensemble de la société occidentale : femmes, clercs, paysans, bourgeois, communautés... Par la suite, on s'en est également servi pour représenter des villes, des régions, des pays, des corporations de métiers.

Noblesse et armes:
La composition d'un blason représente graphiquement la situation d'un titulaire par rapport à un certain ordre social, entre le XIIe et le XIXe siècle. L'étude du blason suppose donc une certaine connaissance de la société et de son organisation en noblesse, rangs, ordres, coutumes,...

Cependant, avoir des armoiries n'a jamais historiquement été l'apanage d'une classe noble.

Les armes ne sont pas nobles par nature, elles ne sont au départ que l'enseigne de leur titulaire. C'est à ce titulaire qu'il appartient de s'«ennoblir», c'est à dire de manifester sa noblesse par ses actes, en attirant gloire et honneur sur ses armes. La reconnaissance sociale officielle de ce caractère noble, ou « anoblissement », ne vient que reconnaître une noblesse qui a été acquise préalablement.

Le noble est essentiellement le « chef » de quelque chose, ce dont il tire gloire et honneur. Le moyen d'y accéder peut être par les armes, par violence ou usurpation, par héritage de possessions, en étant titulaire d'une charge,…dans cette logique, l'exercice efficace et durable du pouvoir est sa propre légitimation, et seul le résultat compte à long terme. Une personne est reconnue comme noble quand elle occupe durablement une situation de commandement ou de responsabilité, au point d'y identifier sa personne sociale. Les armes représentent à la fois la personne, son pouvoir actuel, et la gloire accumulée depuis parfois des générations.

Le succès attire le succès, y compris sur les membres de sa famille, et une maison « noble » tend ainsi à le rester. La direction d'une terre ou d'un territoire est généralement héréditaire, et il n'est pas toujours possible de distinguer les armes d'une terre de celles de la maison qui l'a dirigée. En revanche, une charge est généralement personnelle, si bien qu'elle est plus volontiers figurée dans les ornements extérieurs que dans les armes proprement dites.

Les armes les plus fameuses sont le signe d'une appartenance collective à laquelle on doit ou souhaite se rattacher. Le rattachement se traduit en reprenant les armes intégralement (cas du chef de lignée), avec une brisure, ou dans une composition. Ce rattachement est obtenu de droit (titre, héritage et lignée), par acquisition (fief possédé), ou par privilège acquis ou concédé. C'est un honneur de porter des armes fameuses, et cet honneur oblige en principe son titulaire à contribuer à la gloire de ces armes. C'est ce que traduit l'expression « Noblesse oblige » : le port d'armes noble signifie simplement que l'on est de noble lignée, mais ne dit rien de plus sur son caractère propre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Un peut d'histoire médiévale 1 de 2
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'Histoire du Dauphiné par Urbs
» La sombre histoire des soeur alabham.
» [Blog] L'histoire de boboz et les Bionicle
» Histoire du village de Forcalquier
» arche d'otomai ou l'histoire du TVNI

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Château des Vagabonds de Franche-Comté :: Comment avancer dans les RR :: Bureau des histoires et termes médiévaux-
Sauter vers: